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Flambée des cours de pétrole sur fonds de tensions en Syrie

11 Avril 2018

Les cours du pétrole grimpaient mardi en cours d'échanges européens, confirmant leur rebond de la veille alors que le risque d'un conflit au Moyen-Orient pourrait perturber le marché.

La séance du jour reste focalisée sur les thématiques géopo...

Les cours du pétrole grimpaient mardi en cours d'échanges européens, confirmant leur rebond de la veille alors que le risque d'un conflit au Moyen-Orient pourrait perturber le marché.

La séance du jour reste focalisée sur les thématiques géopolitiques", a expliqué un analyste chez Petromatrix, pour qui les cours du pétrole, après avoir baissé la semaine dernière avec le risque d'une "guerre commerciale", montent désormais avec les peurs d'une "guerre des missiles".

Au sujet de l'attaque présumée de samedi aux "gaz toxiques" contre Douma, dernière poche rebelle aux abords de Damas, le président américain a répondu "Nous y répondrons avec force", promettant alors une décision lundi soir "ou très bientôt". Son ministre de la Défense Jim Mattis n'a pas exclu des frappes contre le régime syrien.

Des frappes aériennes américaines et françaises sur la Syrie ne concerneraient pas le marché du pétrole en tant que tel, mais la Russie a prévenu qu'elle pourrait répliquer militairement.


"Nous appelons les Occidentaux à renoncer à la rhétorique guerrière", a déclaré lundi soir à l'ONU l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia, mettant en garde contre de "graves conséquences" en cas d'action armée occidentale et rappelant que selon Moscou "il n'y a pas eu d'attaque chimique" à Douma.

Par ailleurs, les marchés surveilleront la publication au fil de la semaine des rapports mensuels des grandes agences de l'Energie.

Actu Pétrole du 12/12/2017

12 Décembre 2017

Les cours du pétrole continuaient de grimper mardi en Asie, en particulier le contrat européen qui dépasse les 65 dollars pour la première fois en deux ans et demi, dans la foulée de la fermeture d'un important oléoduc en mer du Nord.

Les marc...

Les cours du pétrole continuaient de grimper mardi en Asie, en particulier le contrat européen qui dépasse les 65 dollars pour la première fois en deux ans et demi, dans la foulée de la fermeture d'un important oléoduc en mer du Nord.

Les marchés craignent cependant que la hausse des cours ne provoque un appel d'air pour les producteurs américains et une augmentation de la production de brut aux Etats-Unis qui réduirait à néant les efforts de l'Opep pour rééquilibrer le marché.

Selon les analystes, les investisseurs auront l'oeil rivé sur le décompte hebdomadaire des puits de pétrole actifs aux Etats-Unis.

Cette hausse s'explique aussi par "La fermeture de l'oléoduc de Forties et la possibilité qu'il reste fermé pendant plusieurs semaines ont vraiment déclenché une hausse des prix", a indiqué John Kilduff d'Again Capital. Le fait que le baril de Brent soit monté plus fermement que le WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. en est la preuve à ses yeux.

Ineos, l'opérateur de l'oléoduc de Forties, a annoncé avoir décidé de le fermer après avoir détecté une fêlure le long du pipeline.

Selon un communiqué de l'entreprise, cette décision "permettra d'effectuer les réparations dans des conditions appropriées, et réduira le danger pour l'environnement comme pour notre personnel".

Les marchés sont inquiets car personne n'est sûr de combien de temps durera la fermeture. Il y a d'amples réserves de brut disponibles, mais si la réparation dure plus que +plusieurs semaines+, cela pourrait ne pas suffire", a expliqué Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com. 

Le pétrole de Forties est un des bruts dont le prix sert à établir le standard européen du pétrole Brent. Lors de l'acquisition de l'oléoduc en octobre auprès de BP, Ineos avait mis en avant que l'oléoduc représentait près de 40% de la production britannique de pétrole et de gaz en mer du Nord.

Selon l'agence Bloomberg, plus de 400.000 barils de pétrole passent par le pipeline chaque jour.