Les Actus Péchavy Energie

Infos Marchés 16/01/2016

16 Janvier 2016

Pour la première fois depuis environ douze ans, les cours du pétrole ont fini vendredi à moins de 30 dollars le baril, chutant dans l'idée d'un bond imminent des exportations iraniennes et face aux doutes sur la demande mondiale.

 

Le cour...

Pour la première fois depuis environ douze ans, les cours du pétrole ont fini vendredi à moins de 30 dollars le baril, chutant dans l'idée d'un bond imminent des exportations iraniennes et face aux doutes sur la demande mondiale.

 

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février a perdu 1,78 dollar à 29,42 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), soit son plus bas niveau de clôture depuis novembre 2003.

A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a chuté de 2,09 dollars, à 28,94 dollars, sur l'Intercontinental Exchange (ICE), finissant comme lors des deux précédentes séances sous le niveau du pétrole new-yorkais et s'établissant au plus bas depuis février 2004. Sur la semaine, le marché pétrolier a subi une chute de plus de 11% à New York et de près de 14% à Londres, à peine freinée par un petit rebond jeudi. Depuis le début de l'année, il a reculé de quelque 20,5% aux Etats-Unis et de plus de 22% en Europe. "Les gens sont en train d'anticiper un retour sur le marché du pétrole iranien d'ici quelque jours", a mis en avant James Williams de WTRG Economics. "L'idée qui domine, c'est que les sanctions contre l'Iran vont être levées pendant le week-end."

Selon des sources diplomatiques, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) confirmera "probablement" ce week-end que les Iraniens ont tenu les engagements pris dans le cadre de l'accord de juillet 2015 sur la réduction de leur programme atomique.

"Si c'est le cas, cela provoquera un afflux de 500.000 barils par jour (bj) de plus sur le marché", a prévenu M. Williams, en référence à des déclarations régulièrement tenues par Téhéran en ce sens. "C'est ce que reflètent les cours."

"Au retour de l'Iran, s'ajoute la faiblesse de l'économie chinoise, sur laquelle on n'a toujours aucun bon chiffre" à l'approche de la publication mardi du produit intérieur brut de l'an dernier, a-t-il continué.

La crainte d'un ralentissement en Chine, premier pays importateur de pétrole, a largement contribué à plomber les cours depuis le début d'année.

- Morosité aux USA -

"Enfin, Alexander Novak, ministre russe de l'Energie, a peut-être aussi contribué au sentiment négatif en éliminant un vague espoir de baisse de la production, provoqué cette semaine par des propos d'un vice-ministre des Finances", a rapporté Tim Evans, de Citi.

"Selon les termes de Novak: +Il est peu probable que l'ensemble des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se mettent d'accord sur une baisse de la production, sans parler des pays extérieurs au cartel+", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis, la Russie et l'Opep, dont est membre l'Iran, constituent les trois acteurs principaux de la production mondiale de pétrole, et aucun n'envoie de signe convaincant d'une diminution de l'offre.

Certains observateurs estimaient que cette actualité expliquait l'accès de faiblesse enregistré depuis le milieu de semaine par le Brent, référence européenne du brut, par rapport au WTI, moins sensible aux questions internationales.

Toutefois, le cours du WTI est lui aussi sous des pressions spécifiques, à cause "de craintes de plus en plus présentes d'une récession aux Etats-Unis face à la faiblesse de l'économie mondiale et à de mauvais indicateurs américains", a rapporté Mike Lynch, de Strategic Energy & Economic Research. "Cela préoccupe beaucoup les investisseurs sur le marché du pétrole, aujourd'hui."

Vendredi, l'annonce de ventes au détail décevantes, en décembre, et d'une chute libre de l'activité manufacturière de la région de New York, ce mois-ci, ont pesé sur le moral des investisseurs, comme en témoignaient une baisse de plus de 2% de Wall Street.

Dans ce contexte, le marché n'a guère salué une nouvelle baisse, d'ailleurs minime avec une seule unité en moins, du nombre de puits en activité aux Etats-Unis, selon le décompte établi par le groupe privé Baker Hughes.

Infos Marchés 23/12/2015

23 Décembre 2015

Le Pétrole tente de se reprendre mais reste affaibli :

Les cours du pétrole gagnaient un peu de terrain mardi en fin d'échanges européens, tentant de se reprendre après des plus bas depuis 2004 à Londres et 2009 à New York, mais restaient affa...

Le Pétrole tente de se reprendre mais reste affaibli :

Les cours du pétrole gagnaient un peu de terrain mardi en fin d'échanges européens, tentant de se reprendre après des plus bas depuis 2004 à Londres et 2009 à New York, mais restaient affaiblis par l'offre surabondante de brut.

Vers 17H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 36,38 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 3 cents par rapport à la clôture de lundi. Le prix du baril de Brent était tombé lundi à 36,04 dollars, son niveau le plus faible depuis début juillet 2004.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, prenait 55 cents à 36,36 dollars. Le contrat du WTI pour livraison en janvier, pour son dernier jour de cotation lundi, était tombé à 33,98 dollars, son niveau le plus faible depuis mi-février 2009.
 

"Les cours du brut ont connu un rebond technique depuis le début des échanges asiatiques", mais en l'absence de nouvelles données sur l'offre et la demande, la tendance générale baissière sur les cours ne devrait pas être remise en question, commentait Augustin Eden, analyste chez Accendo Markets. En effet, "il n'y a toujours aucun signe du fait que la récente dégringolade des cours de pétrole pourrait être en train de s'atténuer", estimait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

"Des commentaires lundi des ministres du pétrole du Qatar et de l'Irak sur le caractère pour eux temporaire de la récente chute des prix semblent avoir été largement ignorés par les marchés qui considèrent toute tentative de pays membres et non-membres de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) de faire remonter les prix par de simples paroles comme du bruit de fond", commentait Michael Hewson. Les cours restaient ainsi plombés par la surabondance persistante de l'offre mondiale de brut, notamment en provenance des États-Unis et des pays membres de l'OPEP.

Cette situation devrait d'ailleurs perdurer, du fait en particulier de la volonté de l'OPEP de laisser sa production inchangée afin de regagner des parts de marché et de pousser ses concurrents, comme les producteurs de pétrole de schistes américains, hors du marché.

Dans ce contexte d'offre résolument surabondante, les investisseurs attendaient la publication mardi des données sur les réserves américaines de pétrole établies par l'organisation professionnelle du secteur pétrolier aux États-Unis API.
Ils décortiqueront ce rapport en quête d'indices sur le rapport officiel du département américain de l'Énergie (DoE) dont la publication est prévue mercredi.

Selon une prévision médiane, les analystes interrogés par l'agence Bloomberg s'attendent à ce que le DoE fasse état pour la semaine close le 18 décembre d'une hausse d'un million de barils des réserves de brut aux États-Unis.
Les stocks d'essence devraient avoir pour leur part baissé de 1,5 million de barils, et ceux de produits distillés (dont le diesel et le fioul de chauffage) devraient s'être étoffés de 2 millions de barils.

 

 

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