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Infos Marchés 10/12/2015

10 Décembre 2015

Les cours du pétrole hésitaient sur la marche à suivre mardi en fin d'échanges européens, après avoir lourdement chuté la veille et atteint de nouveaux plus bas en séance, dans un marché toujours plombé par l'immobilisme de l'Opep face à la surabo...

Les cours du pétrole hésitaient sur la marche à suivre mardi en fin d'échanges européens, après avoir lourdement chuté la veille et atteint de nouveaux plus bas en séance, dans un marché toujours plombé par l'immobilisme de l'Opep face à la surabondance mondiale.

Les prix du pétrole ont été très volatils alors que les investisseurs ont lutté avec une confiance vraiment faible.

Même si le marché ne s'attendait pas à ce que le cartel accède à la demande formulée par plusieurs de ses membres de procéder à des réductions de production pour soutenir les prix, il comptait au moins sur l'Organisation pour faire preuve de bonne volonté alors que les prix du pétrole ont perdu plus de 60% de leur valeur depuis la mi-2014.

Le cartel n'a, quoi qu'il arrive, aucune intention d'intervenir pour soutenir les prix, réitérant en cela sa position consistant à laisser le marché se rééquilibrer seul via le mécanisme des prix, dans l'espoir que la chute continue des cours finisse par miner définitivement la résistance des producteurs hors-Opep, notamment les exploitants américains de pétrole de schiste.

Dans ce contexte, les investisseurs attendaient désormais mercredi les statistiques hebdomadaires sur l'état des réserves de brut aux États-Unis, dont un premier indice leur sera fourni par la publication ce mardi, après la clôture des marchés, des estimations de la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API).

 

Consommation Française de Carburants et Tendance Marchés du 19/11

19 Novembre 2015

La consommation de produits pétroliers s'est repliée de 4,9% en octobre en France par rapport au mois correspondant en 2014, sous l'effet d'une forte baisse de la demande de fioul domestique, a indiqué lundi l'Union française des industries pétrol...

La consommation de produits pétroliers s'est repliée de 4,9% en octobre en France par rapport au mois correspondant en 2014, sous l'effet d'une forte baisse de la demande de fioul domestique, a indiqué lundi l'Union française des industries pétrolières.

Les ventes totales de produits pétroliers se sont établies à 5,178 millions de tonnes le mois dernier, mais elles ont progressé de 1,5% à 50,157 millions de tonnes, a précisé l'Ufip dans un communiqué. En octobre, les ventes ont été pénalisées par la chute de 21,4% sur un an des volumes de fioul domestique à 565.233 mètres cubes.


Depuis le début de l'année, ces volumes sont toutefois en hausse de 9,9%, les consommateurs ayant profité de la chute des prix du pétrole à la fin de l'été pour anticiper leurs commandes de fioul avant l'hiver. Pour ce qui est des carburants routiers, la demande a baissé de 2,8% à 4,376 millions de m3 en octobre. Les livraisons de supercarburants ont baissé de 2,2% également. Celles de gazole ont reculé de 2,9%, un carburant qui a représenté 81,7% des volumes écoulés.

De début janvier à fin octobre, la consommation de carburants a toutefois augmenté de 0,4% par rapport aux dix premiers mois de 2014. En année mobile, entre le 1er novembre 2014 et le 31 octobre 2015, la consommation de carburants a atteint 50,27 millions de mètres cubes, soit une progression de 0,7%.

 Les cours du pétrole ont fini la séance près de l'équilibre mercredi, les investisseurs hésitant à tester un nouveau plancher après des chiffres montrant une stabilisation des stocks et de la production de brut aux Etats-Unis.

Certains analystes se demandaient toutefois si ce seuil pourrait tenir longtemps, estimant à l'instar de Jason Schenker, chez Prestige Economics, que "la tendance reste baissière".

"Les chiffres sur les stocks vont perdre de l'importance par rapport à ce qui se passe avec la Réserve fédérale américaine, l'économie américaine, et en particulier l'industrie américaine, ainsi que l'économie mondiale", a dit M. Schenker.

Les minutes de la dernière réunion de la Fed publiées mercredi ont confirmé que la majorité des membres de son Comité de politique monétaire estimaient fin octobre que les conditions économiques permettant une première hausse des taux d'intérêt américains "pourraient bien être atteintes" en décembre, ce qui a soutenu le niveau élevé du dollar. Or le dollar fort pèse sur les cours du brut, car il pénalise les acheteurs munis d'autres devises vu que les cours sont libellés en billet vert.