Les Actus Péchavy Energie

Actu Marchés 01.12.2014

01 Décembre 2014

Les prix du pétrole se sont effondrés vendredi après la décision de l'Opep de ne pas réduire sa production, choix imposé au cartel par ses puissants membres du Golfe pour contrer l'expansion du pétrole de schiste.
Après une forte baisse jeudi, d...

Les prix du pétrole se sont effondrés vendredi après la décision de l'Opep de ne pas réduire sa production, choix imposé au cartel par ses puissants membres du Golfe pour contrer l'expansion du pétrole de schiste.
Après une forte baisse jeudi, dans la foulée de la décision de l'Opep, le baril s'est de nouveau effondré vendredi alors que peu d'opérateurs étaient présent en raison du pont de Thanksgiving aux Etats-Unis.


Face à des prix sans cesse en repli, certains pays de l'Opep demandaient au cartel de réduire sa production pour faire remonter les cours. Mais les pétromonarchies du Golfe, qui ont le plus de marge de manoeuvre financière au sein du cartel, ont dit non. Avec une idée bien précise: endurer des prix bas le temps d'enrayer l'essor du pétrole de schiste, plus cher à produire.


Aujourd'hui, il y a beaucoup de concurrents, et l'Opep pompe seulement 30% de la production mondiale. A l'avenir, le rôle clé devrait être joué par les producteurs de pétrole de schiste américain, qui vont faire face à de plus en plus en plus de problèmes avec un baril sous les 70 dollars.
Comme énormément d'exploitations américaines peuvent encore résister avec un baril aux alentours de 60 dollars, l'idée de l'Arabie saoudite est surtout de dissuader toutes les recherches en cours en Russie et en Chine dans le schiste.

Actu Marchés 26.11.2014

26 Novembre 2014

Le prix du pétrole coté à New York est descendu Mardi 25 Novembre à son plus bas niveau en quatre ans mardi après un regain de spéculations à deux jours d'une rencontre cruciale des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)...

Le prix du pétrole coté à New York est descendu Mardi 25 Novembre à son plus bas niveau en quatre ans mardi après un regain de spéculations à deux jours d'une rencontre cruciale des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre a plongé de 1,69 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 74,09 dollars, un niveau plus atteint depuis le 17 septembre 2010. Les ministres des 12 États de l'Opep doivent discuter jeudi à Vienne de leur plafond collectif de production, figé depuis trois ans à 30 millions de barils par jour, soit près du tiers du pétrole brut extrait quotidiennement dans le monde.

Le marché est entièrement dicté par les gros titres sortant des derniers préparatifs avant cette rencontre, a souligné Robert Yawger de Mizuho Securities USA. Or le dernier en date fait référence à l'échec d'une rencontre entre Saoudiens, Vénézuéliens, Mexicains et Russes. Ils n'ont pas réussi à trouver de terrain d'entente sur la façon de réduire la production mondiale, a-t-il expliqué. Alors que les prix du pétrole brut ont chuté de plus de 30% en cinq mois, des responsables du Venezuela et de l'Arabie saoudite, membres éminents de l'Opep, ont en effet tenu mardi une réunion au format inédit avec des homologues de la Russie et du Mexique, deux Etats producteurs non affiliés au cartel. Lors de cette rencontre, ils se sont entendus sur le fait que le prix du pétrole brut n'était pas bon mais aucune mesure commune n'a été arrêtée. Rosneft, groupe pétrolier public, produit à lui seul plus de 4 millions de barils quotidiennement. Mais la Russie a semblé ainsi montrer le chemin à l'Opep, actuellement divisée sur la marche à suivre face à la chute des cours.
 

Nous avons décidé de rester en contact et nous nous rencontrerons de nouveau dans trois mois, a raconté à la presse le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Rafael Ramirez. Le patron de la compagnie pétrolière russe Rosneft, Igor Setchine, a annoncé dans la foulée que sa compagnie avait réduit de 25.000 barils par jour sa propre production, mais ce geste est essentiellement symbolique puisque Rosfnet produit plus de 4 millions de barils quotidiennement. Un geste essentiellement symbolique, vu que la Russie, toutes compagnies confondues, est le premier producteur d'or noir de la planète, avec une production totale de brut estimée à 10,9 millions de barils par jour entre janvier et septembre, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Selon Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com, il n'est toutefois pas étonnant qu'aucun accord ait été atteint en amont de la réunion de jeudi, car la situation est très complexe cette année, l'Iran, l'Irak et la Libye souhaitant être exemptés d'une réduction de la production. Ces trois pays ont vu leur production pétrolière limitée à divers degrés ces dernières années -- notamment à cause des sanctions occidentales pour l'Iran et de grèves sur les installations pétrolières en Libye -- et souhaitent revenir en force sur le marché dès que possible.

L'annonce d'une croissance plus solide que prévu aux Etats-Unis au troisième trimestre (+3,9% en rythme annualisé), signe de bon augure pour la demande énergétique dans le pays, aurait dû apporter plus de soutien au marché, a relevé pour sa part John Kilduff d'Again Capital. Cela montre bien que les acteurs du marché restent sceptiques sur l'éventualité que les membres de l'Opep parviennent à s'entendre pour stabiliser les prix.