Les Actus Péchavy Energie

Actu Marchés 23.10.2014 et conséquence sur le marché Français

23 Octobre 2014

Les prix du pétrole se sont inscrits depuis plus de 15 jours dans une véritable correction, dans le sillage des marchés boursiers mondiaux, et avant une hausse anticipée des réserves de brut aux Etats-Unis, de mauvais augure pour la demande.

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Les prix du pétrole se sont inscrits depuis plus de 15 jours dans une véritable correction, dans le sillage des marchés boursiers mondiaux, et avant une hausse anticipée des réserves de brut aux Etats-Unis, de mauvais augure pour la demande.

Dans le secteur de l'énergie comme ailleurs, les investisseurs étaient gagnés par une aversion de plus en plus importante au risque en raison de craintes sur la croissance mondiale. A Wall Street la veille, l'indice vedette Dow Jones a perdu jusqu'à 460 points avant de reprendre un peu de terrain, suivi d'un net repli des Bourses européennes et asiatiques, a noté Bob Yawger, de Mizuho Securities. En effet, si les inquiétudes sur l'économie mondiale dessinaient des perspectives de demande pétrolière peu encourageantes, sur le front de l'offre, les opérateurs ne trouvaient pas davantage de raison de se réjouir.

Aux Etats-Unis, où l'explosion de la production dopée par l'essor du schiste déstabilise le marché mondial de l'énergie. On attend dans les jours prochains un nouveau signe d'abondance des réserves confirmant une baisse de la demande du pays le plus gourmand de la planète en brut. Baisse encore plus forte car nous sommes dans la saison de maintenance des raffineries américaines, d'autant plus que certaines d'entre elles ont fait part de quelques dysfonctionnements.

Sur notre territoire :

 Les prix des carburants vendus en France ont à nouveau reculé la semaine dernière, de plus de 2 centimes, avec un litre de gazole à son plus bas niveau depuis la fin 2010, selon les chiffres hebdomadaires du ministère de l'Écologie et de l'Énergie.

Le gazole, carburant privilégié des Français qui représente plus de 80% des ventes, valait en moyenne 1,2545 euro le litre la semaine dernière contre 1,2776 la semaine précédente, soit 2,31 centimes de moins. Le litre de gazole se situait ainsi à son plus bas niveau depuis le 31 décembre 2010, selon ces relevés officiels.
Quant à l'essence, la baisse des prix atteint près de 3 centimes pour l'essence sans plomb 95, deuxième carburant le plus vendu dans l'Hexagone. Le SP95 s'affichait à 1,4596 euro le litre, en recul de 2,91 centimes, un niveau plancher depuis le 11 février 2011. Le litre d'essence sans plomb 98 a lui diminué de 2,41 centimes pour atteindre 1,5262 euro.

Cette tendance à la contraction des prix des carburants se poursuit depuis la mi-septembre.

 

Actu Marchés 04.10.2014

04 Octobre 2014

Les cours du pétrole coté à New York ont clôturé vendredi sous la barre des 90 dollars pour la première fois depuis avril 2013, minés par l'abondance de l'offre sur le marché mondial et la forte hausse du dollar.

Le baril de light sweet crude ...

Les cours du pétrole coté à New York ont clôturé vendredi sous la barre des 90 dollars pour la première fois depuis avril 2013, minés par l'abondance de l'offre sur le marché mondial et la forte hausse du dollar.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre a perdu 1,27 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 89,74 dollars. Les bons chiffres sur le marché du travail américain, généralement considérés comme un signe de bon augure pour l'utilisation de pétrole dans le pays, premier consommateur mondial de brut, n'ont pas suffi à rasséréner le marché.
Le département américain du Travail a pourtant annoncé que le taux de chômage avait reculé de manière inattendue en septembre à 5,9%, son plus bas niveau en six ans, et que les créations d'emplois avaient bondi. Mais pour l'instant, la situation d'abondance sur le marché mondial, voire de surabondance, est surtout ce qui dicte la direction des cours, a estimé Carl Larry de Oil Outlooks and Opinion. La production ne cesse en effet de grimper aux Etats-Unis grâce aux nouvelles techniques d'extraction et d'exploitation du pétrole de schiste, mais aussi en Russie, en Libye ou même au Kurdistan.

Et l'annonce cette semaine d'une révision officielle à la baisse des prix que l'Arabie Saoudite pratique envers ses clients asiatiques, a été interprétée comme le signe de la volonté de ce pays, producteur majeur de brut, de préserver sa part de marché plutôt que le niveau des prix. Les cours du pétrole sont parallèlement fortement pénalisés par la vigueur du dollar qui, en forte hausse depuis plusieurs semaines, a connu un nouveau coup de fouet vendredi juste après la diffusion du rapport sur l'emploi américain. Il a notamment atteint un nouveau plus haut en un peu plus de deux ans face à l'euro (à 1,2501 dollar pour un euro) et restait proche de ses plus hauts en six ans face au yen.

Or, un billet vert plus vigoureux rend plus chers pour les acheteurs munis d'autres devises, et donc moins attractifs pour eux, les achats de matières premières comme le brut qui sont libellées en dollar.