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L'OPEP optimiste malgré un réequilibrage pas aussi rapide

12 Juillet 2017

L'Opep anticipe une baisse de la demande mondiale pour sa production l'année prochaine, face à l'augmentation des pompages de producteurs de pétrole de schiste américains et des concurrents du cartel, ce qui donne à penser que le marché restera ex...

L'Opep anticipe une baisse de la demande mondiale pour sa production l'année prochaine, face à l'augmentation des pompages de producteurs de pétrole de schiste américains et des concurrents du cartel, ce qui donne à penser que le marché restera excédentaire en 2018 en dépit d'un accord de plafonnement de la production.

Dans son rapport mensuel publié mercredi, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole prévoit une demande pour sa production de 32,20 millions de barils par jour (bpj) en 2018, soit 60.000 bpj de moins que cette année.

L'Opep signale également que sa production en juin a augmenté, dépassant sa prévision moyenne de la demande mondiale pour 2017 et 2018, ce qui pèse déjà sur ses efforts de désengorgement du marché.

Cependant, les responsables de l'Opep restent optimistes.

"Nous restons confiants (...) dans nos efforts pour aider le marché à se rééquilibrer de lui-même", a déclaré le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo, lors d'une conférence sur le secteur à Istanbul.

L'accord d'encadrement de la production est entré en vigueur le 1er janvier pour six mois et a été prolongé depuis jusqu'à mars 2018.

Dans son rapport, l'Opep relève que sa production a augmenté de 393.000 bpj en juin à 32,611 millions de bpj en raison d'une hausse des pompages au Nigeria et en Libye, deux pays exemptés d'une limitation de leur production.

Le taux de conformité de l'accord s'est établi en juin à 96%, selon les calculs de Reuters, contre plus de 100% en mai.

Pour rééquilibrer le marché, "nous devons régler le problème des stocks", a-t-il insisté.

 

"Les résultats sont encourageants" avec un recul des stocks de 100 millions de barils depuis le mois de janvier, et "nous nous attendons à ce que ce retrait soit plus rapide avec une hausse de la demande dans la seconde moitié de l'année", a-t-il estimé.

Le comité de suivi mis en place par l'OPEP et ses partenaires doit se réunir le 24 juillet prochain à Saint-Pétersbourg en Russie pour faire le point sur la mise en place de leur accord.
 

La publication ce jour de l'état des stocks américains lors de la semaine achevée le 7 juillet, fait apparaître des réserves commerciales de brut en recul de 7,6 millions de barils et atteint 495,4 millions, alors que les analystes interrogés par l'agence Bloomberg tablaient mardi sur une baisse de seulement 2,85 millions de barils.

A ce niveau, les réserves commerciales de brut sont toutefois en hausse de 0,9% par rapport à la même époque de 2016 et restent dans la moitié supérieure de la fourchette moyenne pour cette période.

En tenant compte d'un nouvel abaissement des réserves stratégiques, les stocks totaux de pétrole brut ont reculé de 10,7 millions de barils.

Du côté des réserves d'essence, le DoE a annoncé une baisse de 1,6 million de barils, alors que les estimations des économistes compilées par Bloomberg prévoyaient mardi une baisse de 1,88 million de barils.

Les réserves d'essence affichent une baisse de 1,8% par rapport à la même période de l'année précédente et redescendent sous la limite supérieure de la fourchette moyenne pour cette période.

Les stocks de produits distillés (fioul de chauffage, etc.) ont, eux, augmenté de 3,1 millions de barils, alors que les analystes interrogés par Bloomberg anticipaient une progression de seulement 692.000 barils.

Le pétrole est en baisse

22 Juin 2017

Les cours du pétrole ont poursuivi mercredi leur dégringolade, tombant à leur plus bas depuis le début de l'année, en raison de l'impuissance de l'Opep à résorber l'excès d'offre.

Le cartel pétrolier avait réussi a faire repartir les cours à l...

Les cours du pétrole ont poursuivi mercredi leur dégringolade, tombant à leur plus bas depuis le début de l'année, en raison de l'impuissance de l'Opep à résorber l'excès d'offre.

Le cartel pétrolier avait réussi a faire repartir les cours à la fin de l'année 2016 en se mettant d'accord sur une réduction coordonnée de sa production mais de nombreux analystes craignent que sa cohésion ne s'effrite
au moment où le Moyen-Orient est en proie aux tensions entre l'Iran et l'Arabie saoudite, les deux puissances régionales.

Dernier développement en date, le premier exportateur mondial de pétrole et membre dominant du cartel, l'Arabie saoudite, s'est dotée d'un nouveau prince héritier, Mohammed, le propre fils du roi Salmane. Cette décision est généralement vue comme un engagement à poursuivre les politiques actuelles. Pour faire remonter les cours, le cartel a besoin de toute sa force conviction tant le marché reste désormais dubitatif devant ses efforts. Le 25 mai, sa décision de prolonger, avec d'autres producteurs, dont la Russie, ses quotas de production jusqu'en mars 2018, en théorie plutôt engageante, a ainsi marqué le début de la chute actuelle. Le baril d'or noir a perdu depuis 17% à New York.


Aux Etats-Unis, baromètre mondial du fait de son importance pour le marché et de la fiabilité de ses statistiques, les stocks restent proches de leurs plus hauts niveaux historiques et la production est en hausse.