Les Actus Péchavy Energie

Actu Marchés 04.08.2014

04 Août 2014

Les cours du pétrole coté à New York ont poursuivi leur recul vendredi, terminant à leur plus bas niveau depuis six mois, pénalisés par l'anticipation d'une hausse des réserves de brut aux Etats-Unis. Mais ce Lundi 04 Août les cours du pétrole reb...

Les cours du pétrole coté à New York ont poursuivi leur recul vendredi, terminant à leur plus bas niveau depuis six mois, pénalisés par l'anticipation d'une hausse des réserves de brut aux Etats-Unis. Mais ce Lundi 04 Août les cours du pétrole rebondissaient légèrement lundi en Asie mais restaient plombés par l'anticipation d'une hausse des réserves de brut aux Etats-Unis.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en septembre a baissé de 29 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 97,88 dollars, un niveau plus atteint en clôture depuis début février. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance a terminé à 104,84 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 1,18 dollar par rapport à la clôture de jeudi.


L'un des facteurs tirant les prix de l'or noir vers le bas est le fait que la cadence des raffineries américaines devraient ralentir dans les semaines à venir, faisant par ricochet reculer la demande en brut, a relevé Tim Evans de Citi. L'interruption de la raffinerie de Coffeyville dans le Kansas, en raison d'un incendie dans une de ses unités de production, fait ainsi craindre aux acteurs du marché une nette remontée des stocks du terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, centre-sud du pays), où sont entreposées les réserves servant de référence au WTI. Cette raffinerie d'une capacité de 115.000 barils par jour, est directement reliée à Cushing par un oléoduc et devrait être hors service pendant quatre semaines, a souligné Carl Larry de Oil Outlooks and Opinion.

Les stocks de Cushing avaient atteint des niveaux record début 2013 (près de 52 millions de barils), pesant sur le cours du pétrole échangé à New York, avant d'entamer un déclin, surtout depuis le début de cette année. Les investisseurs montrent aussi des signes d'inquiétude face à l'annonce d'une remontée des réserves d'essence à leur plus haut niveau depuis mars, alors même que la saison des grands déplacements en voiture est censée être à son pic. Les chiffres sur l'emploi américain publiés avant le début de la séance vendredi laissait de plus augurer une demande pour les produits raffinés plus faible que prévu, a relevé John Kilduff d'Again Capital.

Selon les données publiées par le département du Travail, l'économie des Etats-Unis a continué de créer des emplois en juillet, mais à un rythme plus faible que ne le prévoyaient les analystes.

Les cours du brut pâtissent par ailleurs d'une certaine distanciation des courtiers face aux risques géopolitiques, selon Gene McGillian de Tradition Energy. On est revenu à des niveaux datant d'avant le début de la crise ukrainienne, de la crise irakienne, de la crise à Gaza, a-t-il remarqué. Les craintes de perturbations de l'offre (de pétrole) au niveau mondial ont semble-t-il été balayées puisque rien ne s'est vraiment passé pour l'instant de ce côté.
 

Actu Marchés 18.07.2014

18 Juillet 2014

Les prix du pétrole grimpaient jeudi à l'ouverture à New York, dopés par des craintes géopolitiques liées à une nouvelle salve de sanctions occidentales contre la Russie et un plongeon des stocks de brut aux Etats-Unis, de bon augure pour la deman...

Les prix du pétrole grimpaient jeudi à l'ouverture à New York, dopés par des craintes géopolitiques liées à une nouvelle salve de sanctions occidentales contre la Russie et un plongeon des stocks de brut aux Etats-Unis, de bon augure pour la demande.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en août grimpait de 1,62 dollar à 102,82 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Les prix du marché pétrolier réagissent de manière un peu explosive ce matin aux sanctions accrues contre la Russie pour son implication dans la crise en Ukraine ciblant notamment des banques et le secteur de l'énergie, a noté Matt Smith, de Schneider Electric.
 

Accusant la Russie de soutenir les séparatistes pro-russes en Ukraine, Washington a durci ses sanctions mercredi soir et ajouté à sa liste noire le géant pétrolier russe Rosneft. Ses avoirs aux États-Unis sont gelés, tandis que les entreprises américaines ne seront plus autorisées à mener des transactions avec lui. Le président russe Vladimir Poutine s'est insurgé contre ces nouvelles mesures, estimant que les Américains eux-mêmes causent des dommages à leurs plus grandes compagnies pétrolières. La banque du géant gazier russe Gazprom, Gazprombank, et la banque publique russe VEB, qui compte le Premier ministre russe Dmitri Medvedev parmi ses dirigeants, figurent également parmi les nouvelles

Les européens ont, eux, gelés des programmes menés en Russie par la Banque européenne d'investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
Mais la réaction du marché est un peu exagérée, au vu de la situation actuelle sur le marché pétrolier, où l'offre est abondante, a jugé M. Smith, pour qui ces nouvelles sanctions sont plus symboliques que désastreuses sur le plan financier.

En outre, le WTI réagissait également à l'annonce la veille par le département américain de l'Énergie (DoE) d'un plongeon bien plus net que prévu, de 7,5 millions de barils, des réserves de brut aux Etats-Unis, dans un rapport hebdomadaire, un bon signe pour la demande en or noir aux Etats-Unis.

Les experts expliquaient cette chute en grande partie par l'accélération de l'activité des raffineries américaines au cours de la semaine achevée le 11 juillet.

Autre facteur positif pour les prix du WTI, les réserves du terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, centre-sud), qui servent de référence au pétrole échangé à New York, ont baissé de 600.000 barils à 20,3 millions de barils, après avoir chuté de près de 20 millions de barils depuis fin janvier.

Les prix du pétrole restaient aussi soutenus, selon les analystes, par un possible retard dans la reprise des exportations de brut libyen, dont la production s'est fortement redressée ces derniers jours.