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Actu Marchés 04.07.2014

04 Juillet 2014

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en août a lâché 42 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 104,06 dollars. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance a terminé à 111,00 dollar...

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en août a lâché 42 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 104,06 dollars. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance a terminé à 111,00 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 24 cents par rapport à la clôture de mercredi. Les cours du pétrole à New York ont donc reculé hier pour la sixième séance de suite, ces baisses sont la conséquence d'un retour massif du brut libyen sur le marché mondial et d'une diminution de la prime de risque Irakienne.

 
 Le marché réagit depuis deux jours à l'annonce de la réouverture de certains terminaux pétroliers libyens et, en conséquence, à l'anticipation d'une hausse importante de l'offre de brut dans les semaines à venir, a commenté l'analyste indépendant Andy Lipow. Le chef du gouvernement intérimaire Abdallah Al-Theni a en effet déclaré mercredi soir la fin de la crise pétrolière, après avoir pris le contrôle de deux ports encore bloqués par les rebelles dans l'est du pays.
Le chef des rebelles, Ibrahim al-Jadhran, a annoncé de son côté le déblocage des terminaux de Ras Lanouf (200.000 b/j) et al-Sedra (350.000 b/j).

C'est la Libye, on a déjà été échaudé dans le passé par des promesses similaires qui ne se sont pas concrétisées. Mais si cette fois-ci elles se confirment, plus de 500.000 barils de pétrole par jour seront de retour sur le marché mondial, c'est un chiffre important, a souligné Robert Yawger de Mizuho Securities USA. Les perturbations qui affectaient le secteur pétrolier libyen depuis un an ont provoqué une forte chute de la production du pays, par moment réduite à moins de 200.000 b/j, contre environ 1,5 million de b/j en temps normal.

Parallèlement en Irak, autre pays producteur de brut particulièrement surveillé par les opérateurs, l'offre en provenance du sud du pays, d'où partent la grande majorité des exportations, n'a pour l'instant toujours pas été affectée, a souligné Andy Lipow. Aussi le marché est en train d'effacer la prime de risque associée à la crise irakienne, a commenté Robert Yawger: les cours avaient nettement grimpé juste après le début de l'offensive des insurgés sunnites menés par les jihadistes de l'Etat islamique (EI) le 9 juin, montant quelques jours plus tard à leur niveau le plus élevé depuis neuf mois (à 115,71 dollars pour le Brent et 107,73 dollars pour le WTI).

Même si les combats entre les rebelles et les forces gouvernementales se poursuivaient jeudi sur le terrain, cela ne fait plus les gros titres des journaux, a observé le spécialiste.

Les statistiques bien meilleures que prévu sur l'état du marché de l'emploi américain, qui se traduisent généralement par une hausse de la demande en carburant par les personnes se rendant à leur nouveau travail, n'ont pas suffi à faire remonter nettement les cours du brut. Les autorités ont pourtant fait part d'une baisse surprise du taux du chômage en juin aux Etats-Unis à son plus bas niveau depuis près de six ans, à 6,1%, grâce notamment à des créations d'emplois bien plus fortes que prévu.

L'approche de l'ouragan Arthur, le premier de la saison dans l'Atlantique, a aussi pesé sur les prix du WTI selon Phil Flynn de Price Futures Group. Il se renforçait jeudi et s'approchait des plages très touristiques du sud-est des Etats-Unis, à la veille de la fête nationale du 4 juillet qui marque traditionnellement un pic des grands déplacements en voiture.


Mais l'ouragan pourrait inciter les gens à rester chez eux et conduire à une baisse de la demande en carburant, a estimé Phil Flynn.
 

Actu Marchés 16.06.2014

16 Juin 2014

Les cours du pétrole new-yorkais grimpaient à l'ouverture du marché hier, à l'unisson des cours du brent, propulsés à des plus hauts depuis septembre 2013 en pleine escalade des violences en Irak.

Pour l'instant, le marché du pétrole ne s'inqu...

Les cours du pétrole new-yorkais grimpaient à l'ouverture du marché hier, à l'unisson des cours du brent, propulsés à des plus hauts depuis septembre 2013 en pleine escalade des violences en Irak.

Pour l'instant, le marché du pétrole ne s'inquiète pas excessivement, mais cela pourrait rapidement changer si les rebelles continuent d'avancer et venaient à menacer la production de pétrole dans le sud du pays, d'où sort plus de deux fois ce que produit la Libye en temps normal, ont renchéri les analystes, prévenant qu'il est quasiment impossible de compenser une telle interruption dans l'offre. On continue à voir les effets de l'offensive fulgurante d'insurgés islamistes dans le nord-ouest de l'Irak sur le marché du pétrole après un bond jeudi de plus de deux dollars à New York et de trois dollars pour le baril de Brent, coté à Londres, a relevé Michael Lynch, de Strategic Energy and Economic Research.


Les jihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), connus pour leur brutalité en Syrie voisine où ils sont très actifs, se trouvent désormais à moins de 100 km de Bagdad après avoir réussi à prendre notamment depuis mardi la deuxième ville du pays, Mossoul et sa province Ninive (nord), et Tikrit. Pour répondre à cette avancée fulgurante, le président Barack Obama a écarté l'option de troupes au sol mais a indiqué avoir demandé à son équipe de sécurité nationale de préparer un éventail d'options pour soutenir les forces de sécurité irakiennes.

Après l'envol des prix de la veille, les choses se sont toutefois un peu calmées à l'orée du week-end, car les investisseurs se rendent compte que les menaces directes auxquelles fait face la production de pétrole ne sont pas aussi fortes qu'initialement craint, a expliqué M. Lynch.

Mais la menace potentielle que fait peser cette insurrection sur la production de quelque 3 millions de barils de pétrole par jour, qui représente environ 10% de la production de l'Opep, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, est majeure car ce n'est pas un volume qui peut être remplacé facilement en cas de perturbations, et c'est cela qui inquiète les marchés de l'énergie, a expliqué John Kilduff, de Again Capital. L'Irak a produit 3,33 mb/j en mai, selon des sources secondaires citées par l'Opep, dont ce pays est le deuxième pays producteur derrière l'Arabie saoudite, et devant l'Iran et le Koweït.

Jusque-là en pleine progression, sa production n'a jamais été aussi importante depuis 30 ans.