Les Actus Péchavy Energie

Actu Marchés 02.05.2014

02 Mai 2014

Semaine mitigée avec un début de semaine à la hausse et un fin de semaine baissière. En effet les cours du pétrole coté à New York ont reculé jeudi face à l'abondance de brut aux Etats-Unis et à des indicateurs américains ne laissant pas entrevoir...

Semaine mitigée avec un début de semaine à la hausse et un fin de semaine baissière. En effet les cours du pétrole coté à New York ont reculé jeudi face à l'abondance de brut aux Etats-Unis et à des indicateurs américains ne laissant pas entrevoir un regain immédiat de la demande énergétique. Le marché continue à réagir à la montée des réserves de brut aux Etats-Unis, particulièrement dans la région des raffineries du golfe du Mexique.


Alimentées par la hausse constante de l'extraction d'or noir dans le pays et la demande modeste en énergie, ces réserves ont atteint 399,4 millions de barils la semaine dernière dans le pays, soit leur plus haut niveau depuis que des données hebdomadaires ont commencé à être publiées en 1982 et depuis 1931 en données mensuelles. Dans ce contexte, alors que de nombreux marchés sont fermés pour le 1er Mai et qu'on attend le rapport mensuel officiel sur le marché du travail vendredi, les investisseurs n'ont pas beaucoup de raisons de s'aventurer trop vers le haut.

Le marché pétrolier était également refroidi mercredi par la quasi-stagnation de l'économie des États-Unis au premier trimestre du fait des rudes conditions hivernales. Selon la première estimation du département du Commerce publiée mercredi, le Produit Intérieur Brut (PIB) américain n'a progressé que de 0,1% en rythme annualisé de janvier à mars, alors que la prévision médiane des analystes était de 1%. Le désastreux PIB américain a occasionné une baisse des prix du pétrole, les investisseurs s'inquiétant pour la consommation de brut dans le pays, indiquaient les analystes d'IG.

Les États-Unis sont le premier consommateur mondial d'or noir, absorbant un cinquième de la production mondiale.

 

Actu Marchés 25.04.2014

25 Avril 2014

Le marché du pétrole est quotidiennement haussier depuis plusieurs jours et une fois de plus a terminé la séance en hausse à New York jeudi. Cette hausse permanente est portée par la crainte d'une escalade des tensions en Ukraine qui éclipsait la ...

Le marché du pétrole est quotidiennement haussier depuis plusieurs jours et une fois de plus a terminé la séance en hausse à New York jeudi. Cette hausse permanente est portée par la crainte d'une escalade des tensions en Ukraine qui éclipsait la montée des stocks de brut aux Etats-Unis à un niveau record.


Le marché réagit surtout à la situation en Ukraine, où les violences augmentent peu à peu, et les investisseurs s'inquiètent de possibles perturbations des exportations russes de produits énergétiques. Les Etats-Unis ont de leur côté décidé de renforcer leurs forces dans la région en dépêchant 600 soldats en Pologne et dans les pays baltes. Après quelques jours d'espoirs d'apaisement nés de la signature d'un compromis international à Genève la semaine dernière, le ton monte à nouveau entre Moscou et les Occidentaux, qui s'accusent mutuellement d'orchestrer les actes de leurs partisans. L'Otan a exprimé sa préoccupation après les menaces d'intervention russe en Ukraine, condamnant la "rhétorique enflammée" de Moscou et l'appelant à soutenir la mise en oeuvre de l'accord de Genève.

Comme environ 30% des importations de gaz et de pétrole européennes proviennent de la Russie, le marché européen de l'énergie est sensible à tout risque de dérèglement de l'approvisionnement.

 Par ailleurs en Libye, des désaccords sur l'argent et la sécurité entre les autorités et des autonomistes bloquant depuis juillet les exportations de brut freinent la progression de la reprise de la production de brut, a remarqué Andy Lipow. Un accord conclu début avril avait pourtant fait espérer un retour rapide à la normale. C'est encore un volume important d'or noir qui reste en dehors du marché, a commenté le spécialiste.

La hausse des cours est toutefois restée limitée ce jeudi par la montée des réserves de brut à un niveau record, selon Bart Melek de TD Securities. Le département américain de l'Energie (DoE) a en effet annoncé mercredi que les stocks d'or noir dans le pays, alimentés par une production au plus haut depuis 1988, avaient grimpé la semaine dernière à 397,7 millions de barils. Il s'agit de leur plus haut niveau depuis que le DoE publie des données hebdomadaires, à partir de 1982, et depuis 1931 sur la base de données mensuelles.