Les Actus Péchavy Energie

Actu Marchés 11.04.2014

11 Avril 2014

Les cours du pétrole ont été portés toute la semaine sur le marché à New York et à Londres. Le marché s'alimente du regain des tensions en Libye et d'un net recul des stocks d'essence aux Etats-Unis, qui occultaient la hausse bien plus forte que p...

Les cours du pétrole ont été portés toute la semaine sur le marché à New York et à Londres. Le marché s'alimente du regain des tensions en Libye et d'un net recul des stocks d'essence aux Etats-Unis, qui occultaient la hausse bien plus forte que prévu des réserves de brut dans le pays. Mercredi le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mai a grimpé de 1,04 dollar à 103,60 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), terminant à son plus haut niveau depuis le 3 mars. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a terminé à 107,98 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 31 cents par rapport à la clôture de mardi.

On pensait que les ports (de Zwitina et d'al-Hariga, bloqués depuis juillet) allaient enfin rouvrir en Libye après un accord conclu dimanche entre les autorités et les autonomistes prévoyant la levée immédiate des blocages, a remarqué Adela Khadir, de SCS Commodities.

L'armée libyenne a bien annoncé mercredi avoir pris le contrôle du port d'Al-Hariga mais il y a visiblement des problèmes et il semble qu'il va falloir encore attendre un peu pour le redémarrage des exportations, a ajouté la spécialiste.

Les deux parties ont aussi décidé de s'accorder un délai de deux à quatre semaines pour trouver un accord final permettant la levée du blocage des deux autres ports de Ras Lanouf et al-Sedra.

Les investisseurs continuent par ailleurs à surveiller l'évolution de la situation autour de la crise ukrainienne.

Des négociations devraient se tenir la semaine prochaine entre Américains, Russes, Ukrainiens et Européens pour tenter d'apaiser les tensions alors que la pression s'intensifie dans l'est russophone de l'Ukraine, où pro-russes et loyalistes se font face.

Le président russe, Vladimir Poutine, a mis mercredi Kiev en garde contre toute action irréparable.

Le marché a par ailleurs réagi à l'annonce d'une diminution des stocks d'essence aux Etats-Unis la semaine dernière de 5,2 millions de barils, soit bien plus que la baisse de 700.000 barils escomptée par les spécialistes.

Parallèlement, la demande d'essence sur les quatre semaines allant jusqu'au 4 avril a progressé de 4,4%, à son plus haut niveau en trois mois, a remarqué Adela Khadir.

Cette information a relégué au second plan l'annonce d'une hausse quatre fois plus forte que prévu, de 4 millions de barils, des réserves de brut dans l'ensemble du pays.

La publication en fin de séance du compte-rendu de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC), indiquant que ses responsables n'avaient pas l'intention de remonter les taux plus tôt que prévu, a aussi contribué à la hausse des cours américains.

On va pouvoir encore compter pendant un certain temps sur une politique monétaire accommodante et cela va donner aux particuliers et aux entreprises une chance de continuer à dépenser, ce qui est positif pour la demande en brut.

Actu Marchés 04.04.2014

04 Avril 2014

Les cours du pétrole ont rebondi cette semaine, passant hier au-dessus des 100 dollars à New York, dans un marché doutant encore de l'amélioration de la situation dans le secteur pétrolier libyen. En baisse en début de semaine, les prix ont gagné ...

Les cours du pétrole ont rebondi cette semaine, passant hier au-dessus des 100 dollars à New York, dans un marché doutant encore de l'amélioration de la situation dans le secteur pétrolier libyen. En baisse en début de semaine, les prix ont gagné en vigueur au cours de la semaine à mesure que grandissaient les doutes sur la normalisation du secteur pétrolier en Libye, un acteur clef de la production d'or noir en Afrique.

Le gouvernement libyen et les rebelles qui ont bloqué les exportations pétrolières seraient proches d'un accord, indiquait Addison Armstrong, analyste de Tradition Energy. En effet le gouvernement libyen a engagé des négociations avec des rebelles autonomistes qui bloquent depuis huit mois des terminaux pétroliers dans l'est du pays, pour trouver un accord permettant la reprise des exportations de brut et la fin d'une crise qui a privé le pays de sa principale source de revenu.
 

 Le marché du pétrole est soutenu par l'annonce d'un recul des stocks de brut aux États-Unis la semaine dernière. Selon le département américain à l'Énergie (DoE), les réserves de brut ont baissé de 2,4 millions de barils lors de la semaine achevée le 28 mars, alors que les analystes tablaient en moyenne sur une augmentation de 700'000 barils. Cette baisse "est en partie due à de moindres importations de pétrole et à un taux élevé d'utilisation des raffineries", expliquait Abhishek Deshpande, analyste chez Natixis.

Les réserves de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) ont augmenté de 600'000 barils, alors que les analystes pariaient sur un recul de 200'000 barils.

Les stocks d'essence ont de leur côté diminué de 1,6 million de barils, soit un peu plus que la baisse de 1,2 million escomptée par les spécialistes.