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Le pétrole ne devrait pas dépasser 60 dollars le baril en 2017

08 Février 2017

Les cours du pétrole remontaient mercredi en fin d'échanges européens malgré une hausse marquée des réserves de brut des Etats-Unis, les marchés ayant nettement anticipé les données publiées par le Département américain de l'Energie (DoE).

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Les cours du pétrole remontaient mercredi en fin d'échanges européens malgré une hausse marquée des réserves de brut des Etats-Unis, les marchés ayant nettement anticipé les données publiées par le Département américain de l'Energie (DoE).

Vers 17H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 55,36 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 31 cents par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de mars gagnait 27 cents à 52,44 dollars.
 

Les cours de l'or noir, qui avaient commencé la séance en baisse, rebondissaient de façon marquée pour effacer une partie de leurs pertes de la veille. Pourtant, à première vue, les données publiées en cours de séance européenne par le DoE sur les réserves américaines, n'étaient pas de nature à pousser à l'achat.  Selon le DoE, les réserves commerciales de brut au 3 février ont bondi de 13,8 millions de barils sur la semaine, contre une hausse attendue de seulement 2,5 millions de barils, selon un consensus d'analystes compilé par Bloomberg.

Le pétrole avait sérieusement reculé après la publication des données de la fédération professionnelle American Petroleum Institute, et il n'est pas surprenant de voir les prix rebondir dans une certaine mesure malgré la hausse des stocks", a affirmé Chris Beauchamp, analyste chez IG Markets. Les réserves d'essence ont quant à elles reculé de 900.000 barils, contre une hausse attendue de 1,5 million de barils, et les produits distillés sont restés stables, quand les analystes tablaient sur une hausse de 500.000 barils.

La hausse des réserves de brut est principalement due à une hausse des importations, peut-être parce que les raffineries font le plein avant une possible taxation des échanges. Les réserves d'essence reculent, ce qui prouve que la demande est forte, et cela adoucit ce rapport à priori négatif", ont expliqué les experts de DNB Markets.

 

 

 

Le pétrole ne devrait pas dépasser 60 dollars le baril en 2017

29 Décembre 2016

 Les cours de pétrole devraient progressivement monter vers 60 dollars le baril d'ici fin 2017 à la faveur d'un rééquilibrage du marché mondial, montre une enquête Reuters publiée jeudi.

La hausse pourrait toutefois être freinée par un dollar ...

 Les cours de pétrole devraient progressivement monter vers 60 dollars le baril d'ici fin 2017 à la faveur d'un rééquilibrage du marché mondial, montre une enquête Reuters publiée jeudi.

La hausse pourrait toutefois être freinée par un dollar fort, une reprise de la production américaine de pétrole de schiste, un éventuel non-respect de l'accord de réduction de la production et l'atténuation des tensions géopolitiques en Libye et au Nigeria, mettent en garde les analystes.

Le cours du Brent devrait s'établir à 56,90 dollars en moyenne en 2017, selon les 29 analystes et économistes interrogés par Reuters. Cette prévision est légèrement inférieure à celle de l'enquête précédente dans laquelle le cours moyen ressortait à 57,01 dollars le baril.

Le prix moyen du Brent devrait toutefois progresser d'un trimestre à l'autre, passant ainsi de 53,67 dollars le baril au premier trimestre, à 56,51 dollars au deuxième, puis à 58,69 et 59,78 sur les deux derniers trimestres. Le cours du Brent s'est établi en moyenne à 45 dollars le baril cette année.

"Le pétrole devrait se traiter la plupart du temps au-dessus de sa moyenne de 2016. Le potentiel haussier devrait davantage se manifester au second semestre quand les fondamentaux du marché enregistreront une amélioration significative (sous réserve du respect de l'accord de réduction de l'Opep)", prédit Daniela Corsini, analyste chez Intesa SanPaolo.

Les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole se sont engagés à diminuer leur production de 1,2 million de barils par jour (bpj) à compter du 1er janvier 2017, et les pays producteurs hors Opep à réduire la leur de 558.000 bpj, dans le cadre d'un accord avec les membres du cartel pétrolier sans précédent depuis 2001.

"Nous nous attendons à ce que l'accord ne soit que partiellement mis en oeuvre, de nombreux pays non-membres de l'Opep étant susceptibles de revenir sur leurs engagements, tout comme les petits pays de l'organisation, mais les réductions devraient rester suffisamment importantes pour rééquilibrer le marché", a déclaré Thomas Pugh de Capital Economics.

Le brut léger américain est estimé en moyenne à 55,18 dollars le baril sur l'année 2017, contre 43,38 dollars en 2016, selon l'enquête Reuters.

Le courtier Raymond James est le plus optimiste et voit le Brent à 83 dollars le baril en moyenne en 2017, alors que GMP FirstEnergy, le plus pessimiste, table sur 44,90 dollars/baril.