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OPEP : Arabie Saoudite optimiste sur la conclusion d'un accord

30 Novembre 2016

Le ministre saoudien de l'Energie Khalid al-Falih s'est dit "optimiste" sur les chances de parvenir ce mercredi à un accord de limitation de la production lors de la réunion de l'Opep, tout en reconnaissant que rien n'est encore joué.

 

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Le ministre saoudien de l'Energie Khalid al-Falih s'est dit "optimiste" sur les chances de parvenir ce mercredi à un accord de limitation de la production lors de la réunion de l'Opep, tout en reconnaissant que rien n'est encore joué.

 

"Nous ne savons pas (si un accord va être conclu). Nous le découvrirons pendant la réunion. Je pense que l'humeur est généralement optimiste et positive", a indiqué M. al-Falih, qui s'est aussi dit "plein d'espoir" juste avant le début de la réunion des quatorze membres l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le cartel essaie mercredi de concrétiser les engagements pris à Alger fin septembre prévoyant de ramener sa production entre 32,5 et 33 millions de barils par jour (mbj) afin de relancer des prix déprimés par une surabondance d'offre depuis l'été 2014.

Mais l'incertitude est encore forte sur la capacité de l'Arabie saoudite, plus gros producteur au sein de l'Opep, de l'Iran et de l'Irak à dépasser leurs différends.

Ryad, notamment, souffle le chaud et le froid. M. al-Falih a ainsi également déclaré mercredi "ne pas être inquiet par un scénario d'absence d'accord", convaincu que le marché va naturellement "se rétablir, lentement mais sûrement"

L'Arabie saoudite a laissé entendre qu'elle ne consentirait à réduire sa production que si l'Iran et l'Irak faisaient aussi un effort

"Nous avons dit de façon répétée au cours des derniers mois que tout accord sur le fait de contraindre la production devait être réparti de façon équitable, juste et transparente. (...) Et cela doit impliquer l'Opep et les pays non membres de l'Opep", a insisté mercredi M. al-Falih.

"Nous devons nous entendre sur les termes finaux (d'un accord), la juste distribution des plafonds de production pour chaque pays. J'espère que ce sera le cas aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Le ministre a en outre souligné que l'objectif de réduction de la production du cartel à 32,5 mbj faisait le plus consensus et prenait en compte les éventuelles fluctuations de volumes de production du Nigeria et de la Libye.

Mais cela représenterait "une grosse réduction" pour l'Arabie saoudite, a insisté M. al-Falih.

Il a appelé Téhéran à ne pas avoir d'exigences déraisonnables: "L'Iran a retrouvé son niveau (de production) pré-sanctions (occidentales) et nous pensons qu'un gel à son niveau actuel, celui d'avant les sanctions, est vraiment généreux de la part des autres membres de l'Opep qui doivent eux réduire (leur production)", a-t-il expliqué.

Le pétrole baisse nettement aprés de multiples signes d'une offre élevée

11 Août 2016

Les cours du pétrole étaient de nouveau orientés à la baisse, jeudi en Asie, en raison de réserves américaines élevées et d'une production saoudienne également très forte.


Le département américain de l'Energie a fait état mercredi, comme la...

Les cours du pétrole étaient de nouveau orientés à la baisse, jeudi en Asie, en raison de réserves américaines élevées et d'une production saoudienne également très forte.


Le département américain de l'Energie a fait état mercredi, comme la semaine précédente, dans ses chiffres hebdomadaires sur l'offre américaine, d'une hausse inattendue des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis, alors que le marché est repris depuis le début de l'été par la crainte que la surabondance mondiale perdure longtemps. Les stocks d'essence et la production américaine ont diminué, mais les experts avertissent que l'offre mondiale d'or noir dépasse largement la demande.

Le pétrole donne de plus en plus l'impression qu'il veut de nouveau tâter le plancher de 39 dollars qu'il avait touché début août. Les cours ont rebondi en début de semaine avec l'annonce d'une réunion informelle de l'Opep, renforçant les spéculations sur une éventuelle intervention du cartel pour limiter la production.

Mais les investisseurs sont sur leurs gardes, du fait de l'échec de deux
réunions similaires cette année.