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L'OPEP table sur une poursuite du réequilibrage en 2017

12 Juillet 2016

Le rééquilibrage du marché pétrolier se poursuivra en 2017, avec une demande mondiale qui continuera à croître face à une production d'or noir toujours déclinante dans les pays n'appartenant pas à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (O...

Le rééquilibrage du marché pétrolier se poursuivra en 2017, avec une demande mondiale qui continuera à croître face à une production d'or noir toujours déclinante dans les pays n'appartenant pas à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a indiqué mardi le cartel pétrolier.

Les conditions de marché contribueront à éliminer les stocks de pétrole globalement excédentaires en 2017, a relevé l'OPEP dans son rapport mensuel publié à Vienne. Selon le cartel, qui pompe environ un tiers du pétrole mondial, la demande mondiale d'or noir devrait croître de 1,2 million de barils par jour (mbj) l'an prochain pour atteindre environ 95,3 mbj, après une hausse de même ampleur en 2016, à 94,2 mbj.

Les pays hors OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) se tailleront la part du lion en consommant 1,1 mbj de la hausse attendue, tandis que les pays développés n'utiliseront que 0,1 mbj de plus en 2017. La demande sera en particulier tirée par les carburants, dans un contexte de rebond des ventes de véhicules aux Etats-Unis, en Chine et en Inde, et le secteur pétrochimique.

Dans le mêmpe temps, la production continuera à décliner dans les pays hors-OPEP: pénalisée par de vastes incendies de forêts au Canada, elle se contractera plus que prévu en 2016, de 0,9 mbj à 56 mbj, et continuera à baisser l'an prochain, bien que plus timidement (-0,1 mbj à 55,9 mbj).

En conséquence, la demande auprès de l'OPEP devrait atteindre 31,9 mbj en 2016 (soit 14,9 mbj de plus en un an) et 33 mbj l'an prochain, selon le cartel, qui compte 14 pays depuis que le Gabon a réintégré l'organisation le 1er juillet. 

Mardi, les prix du pétrole progressaient en cours d'échanges européens, rebondissant après leurs pertes de la veille grâce à un dollar affaibli et des perturbations de la production au Nigeria et en Irak.

Le marché reste toutefois en proie à des inquiétudes récurrentes concernant un excès d'offre, que l'OPEP a contibué à alimenter en s'abstenant de baisser ses objectifs de production pour maintenir ses parts de marché.

 

Les ministres du cartel ne s'étaient pas fixé de plafond de production lors de leur réunion à Vienne le 2 juin, jugeant leur production raisonnable et validée par la progression des prix après un plus bas atteint en janvier


 

Le pétrole baisse mais reste plus épargné que d'autres par le BREXIT

27 Juin 2016

Les cours du pétrole continuaient à perdre du terrain vendredi en fin d'échanges européens, accusant le coup après la victoire des partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, même si le déclin des prix restait bien moins prononcé ...

Les cours du pétrole continuaient à perdre du terrain vendredi en fin d'échanges européens, accusant le coup après la victoire des partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, même si le déclin des prix restait bien moins prononcé que pour d'autres actifs.

Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 48,71 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en repli de 2,20 dollars par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour la même échéance perdait 2,11 dollars à 48.00 dollars

Les partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, un "Brexit" (pour "British Exit"), l'ont emporté à l'issue d'un référendum très disputé jeudi, prenant de court les marchés financiers qui ont accusé des chutes du même ordre de grandeur qu'au moment de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008.

"Le prix du pétrole a été pris dans la tourmente (des autres marchés financiers) avec les prix du Brent et du WTI plongeant tous deux de plus de 6% avant de se stabiliser", relevait Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

L'analyste remarquait toutefois que ce déclin s'était arrêté peu avant que les cours ne franchissent à la baisse leurs récents plus bas, ce qui pourrait indiquer qu'aucun dommage n'a été causé à ses attentes de voir les prix du pétrole se stabiliser à moyen terme dans une fourchette située entre 45 dollars et un petit 50 dollars le baril.

"L'impact immédiat (du vote britannique) sur le marché pétrolier n'est pas du tout perceptible au final. (Les prix du pétrole) n'ont pas joué de rôle de valeur refuge même s'il y a vraiment une déconnexion par rapport aux autres marchés", comme les marchés actions ou ceux des devises, qui ont bien plus nettement souffert dans le sillage du Brexit, a déclaré à l'AFP Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque. Je pense qu'aujourd'hui, s'il y a un marché qui reste relativement épargné par le Brexit, c'est le marché pétrolier", a poursuivi l'analyste, précisant que la baisse des cours était essentiellement liée à la forte volatilité qui a régné sur le marché des changes, conduisant à une nette appréciation du dollar.

Tout renforcement du billet vert a en effet tendance à peser sur les prix de l'or noir, libellés dans cette monnaie et donc rendus plus onéreux pour les investisseurs munis d'autres devises.
 

Toutefois, "à long terme, la réalité physique du marché ne donne guère de raison aux cours pour rester peu élevés, puisqu'il s'est considérablement rééquilibré" ces dernières semaines, estimaient les experts de Commerzbank, partageant sur ce point l'avis de nombreux analystes.

"Bien que des inquiétudes ont émergé concernant la croissance globale et la demande, nous ne devrions pas oublier que le pétrole est déjà (engagé) dans un processus de rééquilibrage. Un prix plus bas à ce stade ne fera que contribuer à accélérer ce processus dans la mesure où il empêcherait les producteurs aux coûts élevés de stabiliser, et a fortiori d'augmenter, leur production", notait M. Hansen.

Toutefois, "à long terme, la réalité physique du marché ne donne guère de raison aux cours pour rester peu élevés, puisqu'il s'est considérablement rééquilibré" ces dernières semaines, estimaient les experts de Commerzbank, partageant sur ce point l'avis de nombreux analystes.

"Bien que des inquiétudes ont émergé concernant la croissance globale et la demande, nous ne devrions pas oublier que le pétrole est déjà (engagé) dans un processus de rééquilibrage. Un prix plus bas à ce stade ne fera que contribuer à accélérer ce processus dans la mesure où il empêcherait les producteurs aux coûts élevés de stabiliser, et a fortiori d'augmenter, leur production", notait M. Hansen.